Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole

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Débat D. BATHO vs L. PARISOT sur RMC / BTM TV le 5 juin 2013

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Bordes le 7 juin 2013 - Débat pathétique qui résume fort bien le combat que nous menons depuis des années pour défendre les hydrocarbures de schiste.

A gauche (coincidence !) Delphine BATHO qui s’est placée d’emblée, et est restée, sur le terrain politique et idéologique.

A droite Laurence PARISOT qui a repris tous les arguments techniques et économiques que nous avons développés depuis plus de deux ans en dénonçant, en particulier,  toutes les contre-vérités  du film  « Gasland » qui reste malgré tout « la » référence des opposants.

Contre-vérités que Madame BATHO reprend en les exagérant allègrement comme lorsqu’elle parle des séismes capables d’atteindre 5 sur l’échelle de « RAÏCHTER ». Nous avons eu droit de sa part à la pollution des nappes phréatiques, aux dégâts environnementaux considérables, à la noria de 5.000 camions, à l’eau de stimulation qui remonte des métaux lourds, sans que personne n’intervienne pour dire que les eaux pluviales qui regarnissent les nappes phréatiques superficielles sont polluées par les engrais résiduels et les pesticides que les agriculteurs répandent à foison, que peu de gens en France possèdent un puits à eau et que l’eau (traitée) leur est fournie aux robinets par des sociétés distributrices comme la Lyonnaise des Eaux ou Veolia, que pour approvisionner un forage en eau, en France, on « tire » une conduite de 5 pouces (12,5 cm) depuis le point d’eau le plus proche, que les chemins défoncés par les passage de gros camions sont ensuite réparés aux frais de celui qui les a défoncé, que le sous-sol contient de nombreux métaux lourds et que les eaux de stimulation qui les remontent, quant elles les remontent, sont traitées avant d’être réinjectées ou rejetées dans le milieu naturel.

Fidèle à sa ligne politique et idéologique, elle n’a pas manqué de verser dans un anti-américanisme que nous avons déjà dénoncé à plusieurs reprises, en parlant du dumping écologique exercé par les USA : ce genre d’argument fait effectivement mouche dans tout une partie de l’électorat !

Elle a parlé emphatiquement de la croissance verte en insistant sur le fait que le gouvernement n’avait pas les moyens de mener de front le développement des énergies renouvelables et la recherche de gaz de schiste mais personne ne lui a fait remarquer que cette dernière était financée par les sociétés de recherche  et ne coûtait pas un centime au contribuable.

Concernant la loi de juillet 2011, elle a nié la réalité de son caractère électoraliste, la mettant au crédit d’une « mobilisation sans précédent » ce qui est une galéjade en considération des quelques centaines de personnes qui  participaient aux diverses manifestations (d’autres manifestants par centaines de milliers n’ont pas eu droit récemment à la même considération !).

Mme PARISOT a eu tort de ne pas faire remarquer à Mme BATHO que la loi 2011-835 dans son article 2 prévoyait   la création d’une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux, commission qu’elle refuse de mettre en place  (voir notre courrier du 10 mars 2013 au Premier ministre qui lui a fait suivre, mais auquel elle refuse de répondre).

D.BATHO a réitéré son opposition à la fracturation hydraulique en insistant sur le fait que le propriétaire du sous-sol, en France, c’est l’État, ce qui est faux. Les particuliers qui possèdent le sol sont également propriétaires du sous-sol mais ils n’ont pas le droit de l’exploiter. Qu’on le leur donne et l’opposition aux hydrocarbures dits de schiste cessera d’elle-même ! Qu’on intéresse financièrement les collectivités  locales  un peu plus qu’elles ne le sont actuellement  et l’on verra beaucoup d’opposants changer de camp !

 

Depuis ce débat, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a publié son rapport d’étape : il propose de faire de la recherche sur les ressources françaises une priorité, via la technique sismique -interdite depuis 2012 pour les ressources non-conventionnelles-, puis de recourir à la fracturation hydraulique sur "quelques dizaines" de puits d'expérimentations (exactement ce que nous avons demandé au Premier ministre dans notre courrier) ajoutant que "La France possède toutes les compétences scientifiques, techniques et industrielles, à tous les niveaux de la filière, pour créer une filière de fracturation propre".

Le degré zéro de l’argumentation technique a été atteint lorsque Mme BATHO a comparé cette fracturation propre à la cigarette light ! Il est clair maintenant que Mme BATHO, victime d’un asservissement idéologique  aux thèses des milieux écologiques qui l’entourent, est en train de s’isoler dans la majorité présidentielle actuelle, ce que nous avions déjà constaté ces derniers mois.

La seule véritable question, partiellement esquissée par Mme PARISOT,  qui doit être posée est : Sait-on en France rechercher et produire la richesse des hydrocarbures de façon propre et sécuritaire ?

La vérité est massivement OUI, ON SAIT FAIRE ET BIEN FAIRE…. Les quelques 6000 forages français, dont presque 2000 en Bassin Parisien (rien moins qu’à travers la réserve stratégique de l’Albien), et LACQ, avec ses pressions énormes et son gaz mortel, ont démontré les maîtrises nécessaires, largement supérieures aux conditions bien moins contraignantes des ressources supposées des roches-mères dites ‘schistes’.

Cessons de nous faire peur avec les erreurs de débutants qui ont effectivement été observées Outre-Atlantique, cessons de fantasmer sur d’hypothétiques richesses … Ayons confiance en nos structures, nos connaissances, nos ingénieurs et techniciens, mais aussi en  une administration parfaitement compétente pour réguler et contrôler !

Explorons, EXPLORONS… Évaluons avec notre réputé cartésianisme et le pragmatisme de nos voisins Britanniques tous les aspects réels  de cette éventuelle ressource… On pourra ensuite débattre à bon escient de l’utiliser  ou de la conserver.

Jacques Sallibartant  - Président

Jean-Claude Rémondet - Vice-président

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