Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole

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BRAQUAGE AU MEDDE : LE PRÉSIDENT DE L’AMICALE DES FOREURS FORCE L’ENTRÉE

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Ceci est l’histoire d’un rendez-vous fixé, puis annulé sans raison, mais finalement obtenu quasiment de force avec le Chef de cabinet du MEDDE (Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie.

 

Depuis mai 2012 l’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole a adressé plusieurs courriers au Président de la République et au Premier ministre qui les ont faits suivre à Madame Batho en la chargeant d’y répondre.

Mais de réponse, nenni, malgré des relances écrites et téléphoniques avec le ministère dont elle a la charge.

A l’évidence notre association, fortement mobilisée en faveur des gaz et huile de schiste, était traitée par le mépris par cette jeune ministre inexpérimentée   agissant  et réagissant uniquement  pour rester en  complicité parfaite avec  le parti EELV et les multiples collectifs « Stop au gaz de schiste » auxquels elle est totalement  inféodée et dont elle reprend les arguments d’une manière totalement irresponsable de la part d’un ministre de la République. Son leitmotiv : NIET aux hydrocarbures, NIET au gaz de schiste.

A vrai dire, l’Amicale des Foreurs n’est pas la seule à « bénéficier » d’un tel traitement : il est aujourd’hui quasiment impossible pour toute entité concernée par les hydrocarbures d’obtenir un rendez-vous au ministère de l’Énergie.

Fort de ces considérations et des courriers reçus du Président de la République et du Premier ministre, le président de l’Amicale, Jacques Sallibartant, après de longues et fastidieuses démarches d’approche  auprès du  MEDDE, avait pu s’entretenir téléphoniquement avec le chef de cabinet  M. David Roizen. 
Celui-ci avait reconnu l’attitude « inacceptable » du ministère et, en date du 5 Juin, organisé un rendez vous   pour le 17 Juin à 16 heures avec deux conseillers techniques du Cabinet ministériel,  MM. Charles-Antoine Goffin et Christophe Schramm.

Or, deux jours plus tard, un courriel de deux lignes  sèchement rédigé,  nous annonçait l’annulation  pure et simple du  rendez-vous, sans explication aucune,  notre dossier étant  alors transmis à Mme Paquita Morellet-Steiner,  Directrice Adjointe du Cabinet,  auprès de qui nous devions  nous rapprocher.  Ce que nous avons tenté  de faire  à deux reprises, sans résultat, en raison du filtrage mis en place au niveau du secrétariat.

Devant ce refus  de  communiquer,  une demande d’éclaircissement a été formulée par courriel du 10 Juin  adressé à M. Goffin avec copie à M. Schramm et à Mme Morellet-Steiner, suivi d’un second de relance le 13 juin qui avisait également que, faute de réponse, nous nous rendrions au rendez-vous.

C’est ainsi que Jacques Sallibartant s’est retrouvé le 17 juin vers 15 h à l’entrée de l’Hôtel de Roquelaure au 246 du Bd St Germain, siège du ministère.

Laissons Jacques Sallibartant nous faire le récit de son intervention  « burlesque et mouvementée ».

« A 15 heures 15, avec trois quarts d’heure d’avance sur  l’horaire  initialement défini  je suis  sur le lieu de ce rendez  où je me situe  comme  «  provocateur » puisqu’il est   officiellement annulé. Mais  dans mon esprit,  il est toujours valide et cela conforte  ma détermination à aboutir.

Dans ce contexte délicat,  je suis conscient qu’il va falloir user de diplomatie  et sûrement aussi  faire du « forcing »  pour   rencontrer un responsable de l’entourage du ministre , et obtenir un résultat    coûte que coûte.

L’AFMP  est coriace,  indépendante et incorruptible. La vérité  aura  le dernier mot.

Avec  le  dossier complet  de toutes nos correspondances sous le bras,  je me présente au poste de garde « policé » de l’entrée  dans l’enceinte du bâtiment. Franchissement sans problème  d’une zone sécuritaire de détection que des gendarmes surveillent  puis remise au guichet  du courriel initial de convocation  afin  que l’officier de service l’authentifie  auprès de l’émetteur.

Ce préambule se déroule sans difficulté, mais je m’attends  à des problèmes, et cela ne tarde pas.

En effet, pendant près de 10 minutes  interminables, le gendarme  essaie de joindre  téléphoniquement le  responsable  ou  l’émetteur du rendez-vous  pour me laisser entrer,   mais finalement en vain car il me dit bientôt  très fermement :   «  Mais votre rendez-vous  a été annulé , le savez vous ? »

J’ai évidemment répondu positivement  et le ton bon enfant  de mes interlocuteurs a alors changé   En me rendant le dossier  on me confirme sèchement «vous ne pouvez pas rentrer, terminé ! ».

Calmement , mais déterminé,  avec quand même une forte  angoisse intérieure je me suis alors  lancé dans un long exposé  assez rapidement débité  pour d’abord leur  préciser  que je n’étais  ni un délinquant ni un provocateur , mais une personne  de 85 ans , président toujours en exercice d’une association nationale  de 1750 personnes,  titulaire de  deux distinctions ( que j’arbore sur mon veston) l’une  de la Société Schlumberger, l’autre  étant  la médaille Grand Or du travail  (délivrée après 43 ans de service), que je viens  de faire 700 Kms  depuis le grand Sud Ouest et je reprends le train ce même jour  pour faire le trajet en sens inverse.

Je leur suggère de constater dans le dossier  que le Ministère n’a pas répondu à deux courriels très importants où je demandais des explications sur l’annulation de ce rendez-vous  qui nous avait  été accordé  après l’intervention du Chef de Cabinet de la Ministre M. David Roizen et que ce dernier m’avait lui même fait des excuses téléphoniquement.

Ces arguments ont eu un  effet  positif de curiosité, et l’officier de gendarmerie  a alors pris le soin de lire le contenu des deux courriels expédiés au Ministère et restés sans réponse.

J’ai ensuite affirmé que je resterai dans les lieux jusqu’à obtenir satisfaction  et peu importe  si l’on  devait m’expulser manu militari, la presse   et autres médias seraient avisés de cette situation ubuesque si elle n’évoluait pas  favorablement.

J’étais cependant  fébrile et angoissé, et, si j’en rajoutais  un peu  volontairement, cela devait se voir physiquement.  Les militaires  m’ont alors  très gentiment proposé de m’asseoir, sont allés chercher une chaise (et un verre d’eau que j’ai refusé).   Le stratagème, qui en vérité n’en était pas un , a fonctionné.

J’ai donc profité de cette période  favorable pour leur demander de contacter personnellement  le Chef de Cabinet  M. David ROIZEN afin de  l’informer de ma présence ici,  et de mon désir  d’obtenir  un entretien avec  lui.

Cette ultime  démarche a été acceptée, et dans les 10 minutes qui ont suivi j’ai eu la satisfaction de voir arriver  la personnalité requise avec laquelle j’ai donc  pu discuter librement  pendant plus  de 15 minutes. J’ai été   écouté avec  beaucoup d’attention et de  bienveillance  sur tous les sujets que j’ai voulu développer (tous nos courriers « sans réponse »   adressés à Mme La Ministre, les communiqués de presse et lettres ouvertes  édités sur les  hydrocarbures en général et  le gaz de schiste en particulier, la campagne de désinformation des collectifs, le peu de communication avec les professionnels,  etc.).

Il est vrai que ce jeune haut fonctionnaire  est très sympathique, très ouvert au dialogue  et  à l’écoute. Il fait partie de cette jeune génération qui apportera peut être un souffle nouveau  à une politique  plus humaine.

J’ai proposé, et il a accepté,  de lui laisser tout un lot de documents AFMP  (magazines, suppléments photos de forages sur PARIS  etc.) et de se mettre en contact avec nous  à tout moment s’il désire avoir ou recevoir des infos techniques  sur notre métier, les forages conventionnels, horizontaux, et la fracturation hydraulique.

Il m’a promis de faire réponse globale à nos courriers.

La fin de l’entretien se situe vers 16 heures 15

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