Au revoir là-haut , film français de Albert Dupontel, sorti en 2017 Analyse critique Le film débute en novembre 1920, Albert Maillard est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc. La morphine aide d’abord Péricourt à supporter la douleur, puis à s’inventer … • Ils s’occupent comme ils le peuvent dans les tranchées en dessinant, discutant, sculptant à partir d’objets courants à leur disposition. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Novembre 1918. D’une guerre à l’autre, Couleurs de l’incendie nous raconte l’histoire de Madeleine Péricourt, sœur d’Edouard Péricourt, fille de Marcel Péricourt et femme d’Henri d’Aulnay-Pradelle, trois des personnages principaux d’Au revoir là-haut le premier volet de la trilogie de Pierre Lemaître, paru en 2013. Edouard Péricourt est donc mort aux yeux de la société et Eugène Larivière est un mort-vivant de cette guerre. Adaptation du roman de Pierre Lemaître ( Prix Goncourt 2013 ) , Au-revoir là-haut est le sixième film du réalisateur et acteur français Albert Dupontel à qui l’on doit déjà Bernie ou 9 mois ferme . Ces deux laissés-pour-compte se vengent de l'ingratitude de l’État en mettant au point une escroquerie qui prend appui sur l'une des valeurs les plus en vogue de l'après-guerre : le patriotisme. Pradelle, responsable de la bataille qui a défiguré Édouard, a épousé sa sœur Madeleine. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d'une mort certaine. Le jour où il devenait millionnaire, son beau-père allait passer l’arme à gauche. Novembre 1918. Henri d’Aulnay-Pradelle qui, après avoir envoyé deux soldats à la mort, tente d’éliminer Albert Maillard, témoin involontaire de son crime et Edouard Péricourt, sauveur de Maillard, enseveli par une explosion d’obus. Il anime aussi des cycles de littérature à destination de bibliothécaires. Novembre 1918. Il passe un marché avec Albert : si Edouard sauve Albert, tombé au fond d’un trou d’obus et recouvert de terre. Au Jockey Club, Péricourt, devenu le beau-père de Pradelle, fait un malaise alors que ce dernier vient d’apprendre qu’il est adjudicataire de plusieurs cimetières. Péricourt devient ainsi Larivière. Pour recevoir l’argent, Edouard a pris un pseudonyme : Eugène Larivière. Les personnages sont toujours bien campés, toujours originaux, toujours face à une situation insurmontable. Revenu à la vie civile, Édouard refuse de renouer avec sa famille et se laisse dépérir. Albert est le témoin d'un crime : le lieutenant Henri d’Aulnay-Pradelle, aristocrate arriviste qui veut gagner ses galons de capitaine, parvient à lancer une dernière offensive en faisant croire que les Allemands, qui attendent pourtant l'Armistice comme les Français, ont tué deux de ses hommes éclaireurs, mais Albert a compris que c'est son lieutenant qui leur a tiré une balle dans le dos. Au sortir de la Première Guerre mondiale, deux anciens Poilus, Édouard Péricourt (fils de la haute bourgeoisie, dessinateur fantasque et homosexuel rejeté par son père) et Albert Maillard, modeste comptable, font face à l\'incapacité de la société française de leur ménager une place. Rien en commun entre ces deux hommes si ce … Pendant ce temps, son père, Marcel Péricourt, tente de comprendre la mort de son fils dans les tranchées et de trouver la paix. Manon . Il commande des cercueils d’un mètre trente (ce qui imposera de tronçonner les cadavres), embauche des ouvriers analphabètes, ne met en place aucune organisation pour assurer aux proches des héros morts que c’est bien leur fils ou leur frère qui gît dans la tombe marquée à son nom. M. Péricourt, victime de cette escroquerie, a engagé son gendre Pradelle pour trouver Eugène Larivière et le faire condamner pour extorsion de fonds. Appartenant à l'histoire de la peinture dans le dernier tiers du XIXe siècle, Manet avait eu dès son enfance un goût irrésistible pour l'art, mais eut toutes les peines du monde à faire admettre ses tableaux au Salon annuel, avant de prendre la résolution de faire une exposition particulière en 1867. Dans Johnny got his gun, le héros, Joe Bonham, apparaît aussi comme une victime d’une société hypocrite qui envoie les fils de la nation à la mort. Novembre 1918. Pierre Lemaitre est né à Paris le 19 avril 1951. Până la venirea colegului său Edouard Péricourt, Maillard respiră cu ajutorul oxigenului rămas în plămânii unui cal mort. Il anime aussi des cycles de littérature à destination de bibliothécaires. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Le livre. Novembre 1918. Nahuel Perez Biscayart incarne le rôle d’Edouard Péricourt, ancien soldat de la première guerre mondiale devenu gueule cassée. Dans « Au revoir là-haut », Prix Goncourt en 2013, Pierre Lemaître a rédigé un récit haletant, imprégné de cynisme et d’humour noir. Je suis mort est un roman écrit par Marc-Édouard Nabe, publié par Gallimard [1], dans la collection L'infini, dirigée par Philippe Sollers Résumé Le livre s'ouvre sur le suicide du narrateur, d'une balle tirée en pleine tête. À travers son témoignage, dans un flash-back qui dure presque tout le film, il raconte la fin de sa participation à la Première Guerre mondiale. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un assaut absurde, brise … Bien décidé à prendre sa revanche sur l’existence, Edouard monte une escroquerie aux monuments aux morts avec Albert. A la sortie de la guerre, en novembre 2019, deux anciens Poilus, Édouard Péricourt (fils de la haute bourgeoisie, dessinateur fantasque, homosexuel, rejeté par son père) et Albert Maillard, modeste comptable, essaient tant bien que mal de survivre aux marges d’une société qui veut oublier la guerre et surtout les soldats survivants. Quant au lieutenant Pradelle, il profite des nombreux morts inhumés dans des tombes de fortune sur le champ de bataille pour signer un contrat avec l’État qui prévoit de les inhumer à nouveau dans des cimetières militaires, vendant « aux collectivités des cercueils remplis de terre et de cailloux, voire de soldats allemands, La révolte contre le réel et la  critique symbolique de la guerre, Un montage parallèle qui conduit à une issue tragique, Le montage parallèle et le jeu subtil des points de vue, Grâce au jeu subtil du basculement entre différents points de vue interne, la narration obéit à un montage parallèle, On découvre le départ d’Edouard à travers différents points de vue successifs, Tous ces points de vue sont variés en ce sens qu’ils émanent à chaque fois de personnages différents : les employés du Lutetia (« tous ceux qui avaient servi Monsieur Eugène »), le concierge, M. Péricourt à travers le compte-rendu de Pradelle, une femme de service, Mais malgré la variété des sources, tous convergent vers un seul et même portrait : celui d’un être fantasque, dépensier et excentrique aimant à se déguiser (« une de ces excentricités dont il avait jusqu’alors régalé le personnel », « son gendre avait parlé de « fantaisies » »), La sortie de l’hôtel Lutetia par Edouard et la virée en voiture de M. Péricourt sont racontées selon un montage parallèle, grâce au changement de point de vue et au discours indirect libre, Ce montage parallèle crée de l’action mais surtout une tension annonçant une fin terrible, surtout quand on voit progressivement converger vers un même point la trajectoire et celle du fils : « il roulait déjà sur le boulevard Raspail, il dépasserait le Lutetia, prendrait tout de suite à droite et rentrerait », On devine dès ce passage que le père et le fils ne vont pas que se croiser, L’issue tragique du héros est annoncée à travers son déguisement, qui fait penser à une créature surnaturelle : « comme un saint », « ange », « l’ange », « un ange », Tout est mis en place pour nous faire comprendre que le héros se précipite vers son destin, prêt à s’envoler vers les anges, et donc vers la mort, Les « ailes » sont soulignées plusieurs fois (« ses ailes d’ange », « des ailes », « les ailes », « avec de grandes ailes vertes »  et le lexique de la chasse, avec la comparaison du fils à un gibier et du père à un prédateur, sont des indices très clairs de l’issue tragique : « comme un gibier soudain averti de la présence d’un prédateur », Edouard apparaît à travers ce lexique et cette comparaison comme une victime prête à être sacrifiée, Le croisement des deux trajectoires sonne la mort d’Edouard, La mort d’Edouard apparaît comme un suicide qu’il met en scène dès le départ en se déguisant en ange avec des ailes vertes (le vert symbolisant le mal, et indiquant aussi la décomposition) et un « visage de marbre » comparé par M. Péricourt à « un masque mortuaire », Edouard met en scène son suicide en imitant le vol d’un oiseau et en se précipitant au milieu de la route : « Il se planta au milieu de la chaussée, ouvrit largement les bras à l’arrivée de la voiture, les yeux au ciel », L’issue tragique est également soulignée par le fait que M. Péricourt ne contrôle plus son véhicule : « M. Péricourt n’aurait pas pu s’arrêter. Il suscite ainsi le désir de vengeance de ses troupes face aux « boches » auxquels elles attribuent la mort de leurs camarades. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Edouard Decoster est décédé vendredi à l'âge de 97 ans - Capture d'écran Ina.fr/France 3 Édouard Decoster est décédé vendredi d'une infection pulmonaire. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Novembre 1918. par Professeur L, Année scolaire 2019-2020 – Lycée Cassini (Clermont-de-l ’Oise), Niveau seconde – séquence 1 : des personnages dans la tourmente de l’Histoire et les spirales du souvenir, Objet d’étude : le roman et le récit du XVIIIe au XXIe siècle. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt (Albert Dupontel) sauve Albert Maillard (Nahuel Perez Biscayart) d’une mort certaine. Cet extrait se situe à la fin du roman, juste avant l’épilogue. Il est le fils d'Henri VIII et de Jeanne Seymour, et devient le … Albert Maillard et Edouard Péricourt ont eu de la chance. Henri d’Aulnay-Pradelle qui, après avoir envoyé deux soldats à la mort, tente d’éliminer Albert Maillard, témoin involontaire de son crime et Edouard Péricourt, sauveur de … Novembre 1918. Comme lui, 15 autres personnes célèbres ont leur anniversaire un 12 octobre. In extremis Édouard sauve Albert d’une mort atroce au prix de sa défiguration par un éclat d’obus, faisant de lui une gueule cassée, alors qu'Albert, traumatisé, devient paranoïaque. La morphine aide d’abord Péricourt à supporter Il représente un soldat aux lèvres sanglantes, marqué d’une phrase : « Vive la mort ». d’Edouard Péricourt dans les tranchées. Il n’est plus l’homosexuel à bannir. Un seul exemple. C’est un personnage touchant qui n’a pas eu une vie simple, de la perte de sa mère durant son enfance, en passant par l’hostilité de son père, et enfin à sa défiguration à la toute fin de la guerre. Novembre 1918. Novembre 1918, à quelques jours de l’armistice, trois hommes vont unir leurs destins. Novembre 1918. Pradelle découvre qu’Édouard serait soit-disant mort, ce qui l’arrange. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un Novembre 1918. Il est sauvé in extremis par Édouard Péricourt. À travers son témoignage, dans un flash-back qui dure presque tout le film, il raconte la fin de sa participation à la Première Guerre mondiale. Mais il aurait pu freiner. C’est charmant ! Novembre 1918. Quant au lieutenant Pradelle, il profite des nombreux morts inhumés dans des tombes de fortune sur le champ de bataille pour signer un contrat avec l’État qui prévoit de les inhumer à nouveau dans des cimetières militaires, vendant « aux collectivités des cercueils remplis de terre et de cailloux, voire de soldats allemands ». 30 avril 1883 : mort du peintre impressionniste Édouard Manet. Une chance pareille, c’était à peine croyable. Ils vendent aux municipalités des monuments aux morts fictifs. Édouard a l’âme d’un artiste, il est efféminé, perpétuellement révolté. Les relations d’Édouard avec son père ont été calamiteuses. A quelques jours de l'Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d'une mort certaine. Novembre 1918. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre… Country: Canada , France À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d'une mort certaine. Comment l’auteur parvient-il à mettre en scène la fin tragique d’Edouard ? Ils vendent aux municipalités des monuments aux morts fictifs. Comme Edouard, Joe Bonham est nié, mutilé, marginalisé par la société qui ignore son existence. Novembre 1918, à quelques jours de l’armistice, trois hommes vont unir leurs destins. Radicalisation en prison : les propositions des jeunes de l’IHEDN. Rien en commun entre ces deux ... Comédie Crime Drame Guerre Marcel Péricourt, c'est la brute capitaliste sauvage en train de détruire l'humanité, Pradelle, le prédateur social. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d'une mort certaine. Son objectif est de faire fortune rapidement pour restaurer le manoir familial tombé en ruines. », Le père n’est plus maître de son véhicule et de lui-même puisqu’il est « paralysé », Tout se passe comme si le père était poussé par une force incontrôlable à tuer son propre fils, L’issue est d’autant plus tragique que M. Péricourt est le seul à reconnaître le visage de son fils dans les dernières secondes avant l’impact : « paralysé par cette surprenante apparition surgie de nulle part », La stupéfaction est mise en relief grâce à la voix passive et au point de vue interne qui permet de vivre la scène à la place du père, L’énumération qui sert à décrire le visage du fils sert aussi à mettre en évidence le choc émotionnel du père : « le visage d’Edouard, son fils, intact, immobile, statufié, comme un masque mortuaire dont les yeux plissés exprimaient une immense surprise », Le déséquilibre ou la disproportion entre cette longue énumération servant à décrire le visage du fils, créant ainsi une scène au ralenti, et la proposition finale de la phrase (« il ne réagit pas »), brève, traduit la terreur propre au registre tragique et annonce la violence et la brutalité du choc physique, La brutalité du choc est mise en évidence grâce à une série de phrases courtes : trois phrases courtes s’enchaînent, occupant chacune un paragraphe, ce qui crée un moment de silence et un effet d’inéluctabilité : le mal est fait et on ne peut plus rien pour reculer ou pour lutter contre le destin, L’auteur s’insère dans la narration, utilisant le vocabulaire de ses personnages pour raconter la mort du jeune homme : « Alors, l’ange s’envola réellement. Henri d’Aulnay-Pradelle qui, après avoir envoyé deux soldats à la mort, tente d’éliminer Albert Maillard, témoin involontaire de son crime et Edouard Péricourt, sauveur de Maillard, enseveli par une explosion d’obus. Il n’est plus l’homosexuel à bannir. À quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un assaut absurde, brise leurs vies en même temps qu’il lie leurs destins. la dernière proposition « et ce fut tout » met un terme définitif à la trajectoire d’Edouard, ce qui n’était pas le cas du premier « mais ce fut tout » qui était suivi d’un « Ou presque », relançant la tension et le suspense. Le blanc qui suit sert de linceul au personnage, crée un effet de silence nécessaire au lecteur pour faire le deuil d’un personnage auquel il s’est attaché depuis le début du roman, La révolte contre le réel et la critique symbolique de la guerre, Le déguisement et la mise en scène d’Edouard trahit dès le début une tendance suicidaire : il se déguise en ange et dépense à tout va la fortune qu’il a extorquée à l’Etat, Son suicide déguisé est aussi une manière de montrer que la seule issue que lui offre une société hypocrite, qui ne veut plus entendre parler des gueules cassées, mais qui se nourrit de propagande nationaliste, est la mort, Dès le début du roman Edouard se présente comme un rebelle à l’autorité (que celle-ci soit paternelle, militaire ou médicale), Sa mise en scène finale traduit son attachement viscéral à la liberté et son désir d’en finir dans une société qui de toute façon refuse de regarder la réalité en face, D’autre part, le fait que l’auteur imagine qu’Edouard est tué accidentellement par son propre père permet d’offrir une ultime vision critique contre la guerre, D’après ce récit en effet, la guerre apparaît comme une entreprise de mort, dont les victimes sont les fils, et dont les profiteurs sont les pères, La guerre est le sacrifice du fils par le père, c’est le meurtre du fils, On retrouve la définition de la guerre telle que la propose le philosophe Michel Serres, En collaborant activement au système économique, à l’industrie qui a profité de la guerre, M. Péricourt fait partie de ceux qui ont détruit Edouard, Nié, mutilé, marginalisé par une société ivre de laideur et de bêtise nationaliste, Edouard n’avait d’autre issue que la mort, Pour autant cet extrait ne constitue pas un éloge du suicide puisque l’envolée lyrique apparaît comme vaine, et la mort, brutale, violente, est triste et laide.